Management des réseaux sociaux

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Collectif  Revue française de gestion , Editions Hermès – Lavoisier , 2006


Sommaire

  • La force de vente et les activités d’intelligence économique
  • Créativité et leadership des groupes de recherche
  • Recherche en parrainage. Quelle évolution et quels résultats ?
  • L’impact des fusions-acquisitions bancaires sur les accords de crédits aux pme
  • Du concept de communauté à celui de ba. Le groupe comme dispositif d’innovation
  • Management et réseaux sociaux. Jeux d’ombres et de lumieres sur les organisations
  • Qu’est-ce qu’un bon réseau personnel ? Le cas de l’ingenieur D&D
  • Le capital social de l’organisation flexibilisée
  • Les déterminants du fonctionnement communautaire. Une etude comparative
  • Productivité et réseaux sociaux. Le cas des entreprises du batiment
  • Apprentissage collaboratif et réseaux d’investisseurs en capital-risque

Le temps de l’ambiguité : Le contexte politique du changement

La bibliothèque NextModerne, le temps de l'ambiguité, interview de Raymond Vaillancourt par Denis Failly

 

 Raymond Vaillancourt, 2006, Presses de l’Université du Québec

 

 

 

 

 

Denis Failly –  « Raymond Vaillancourt, votre nouvel ouvrage, « le temps de l’ambiguïté » s’inscrit-il dans la continuité du précédent « le temps de l’incertitude » et quel en est la thèse ? »

Raymond Vaillancourt La bibliothèque NextModerne, Raymond Vaillancourt-« Alors que le premier ouvrage faisait surtout état du changement de paradigme dans la notion de changement et de sa conduite, le second établit le lien entre ce changement de paradigme et le contexte politique actuel. L’idée développée tient surtout au fait qu’en période de pénombre politique, c’est-à-dire cette période où en l’absence de véritables hommes et femmes politiques, il devient plus difficile, particulièrement pour les organisations publiques, de s’engager dans de véritables changements même si ceux-ci s’avèrent nécessaires. Les managers préfèrent de beaucoup parler de changement et œuvrer à son apparence plutôt qu’à le mettre véritablement en œuvre. Ils sont en cela « supportés » par le monde politique qui redoute l’impact qu’auraient les véritables changements sur l’actuelle répartition du pouvoir. »

Denis Failly –  « Vous définissez trois profils de managers (Pouvoir, Puissance, Politique) quels sont leurs caractéristiques majeures ? »

Raymond Vaillancourt « Pour résumer en un mot, on pourrait dire que ce qui anime le manager de pouvoir, c’est le fait de pouvoir exercer le contrôle sur les personnes et les situations sans que le changement ne vienne ébranler ce contrôle; pour le manager de puissance, c’est le fait de pouvoir influencer son entourage et les amener à vouloir le changement par eux-mêmes qui sera sa motivation; alors que le manager politique, recherchant d’abord et avant tout l’entente la plus large possible, ne souhaitera finalement que l’apparence de changement. Le contexte politique actuel favorise, depuis plusieurs années déjà, que les organisations publiques aient à leur tête davantage de managers de pouvoir et de managers politiques que de managers de puissance. Ceci permet aux politiciens et politiciennes d’avoir une certaine assurance que rien ne viendra remettre véritablement en cause leur situation actuelle, c’est-à-dire d’être en situation de pouvoir. Or pour effectuer les véritables changements de paradigmes qu’exigerait la situation actuelle, les managers de puissance seraient mieux positionnés. On préfère cependant les laisser au niveau intermédiaire afin que les organisations publiques ne paraissent pas trop déphasées, aux yeux des différentes clientèles et de la population, »

Denis Failly -« Si l’on devait définir un socle minimum des qualités requises pour être un bon manager quelles seraient – elles ? »

Raymond Vaillancourt « Il faudrait, à mon avis, parler de trois qualités particulières : la détermination, le courage et l’humilité. Ce ne sont pas habituellement les qualités que l’on recherche chez les candidats, en particulier pour les postes supérieurs. On leur préfère la flexibilité, le pragmatisme et le sens de la hiérarchie. La détermination fait référence à la présence d’une vision claire et articulée des changements à mettre en œuvre, le courage au fait d’aller de l’avant malgré les intérêts qui sont remis en cause et l’humilité renvoie à une conception du rôle du manager comme étant celui qui doit être au service de ceux dont il a la responsabilité. Ce sont là des qualités que les managers de puissance ont plus de facilité à développer que les managers de pouvoir et que les managers politiques ont l’habitude de simuler. Il faut aussi rappeler que le management, une fois les connaissances techniques maîtrisées, renvoie davantage à l’art qu’à la technique. Faire évoluer ensemble des personnes, aux valeurs diversifiées et démontrant une vision différente du travail comme le présentent les nouvelles générations, relève dans le contexte actuel d’incertitude, d’une approche basée davantage sur le charisme que sur l’autorité. Cette caractéristique manque fortement aux managers de pouvoirs et aux managers politiques pour qui les techniques du traditionnel « planifier, organiser, diriger et contrôler » et l’appel au respect de la hiérarchie s’avèrent des outils incontournables. »

Denis Failly -«En quoi le Management a t-il évolué ces derniers années et pourriez-vous nous rappeler les grands types de changements organisationnels »

Raymond Vaillancourt – Dans les faits, je ne crois pas que le management, du moins dans le domaine public, ait évolué tant que cela! C’est justement là que se trouve le problème car le monde dans lequel nous vivons a, quant à lui, beaucoup changé. Les individus qui composent les organisations également. Ces derniers doivent continuellement faire face à l’incertitude générée par la difficulté d’adaptation des organisations publiques. Au moment où ils auraient besoin de plus d’autonomie, on renforce les contrôles; au moment où ils auraient besoin de comprendre le sens de leur travail, on leur parle de restrictions, de relocalisation, de bouleversements géopolitiques qui risquent d’affecter leur quotidien; au moment où ils auraient besoin que le management s’occupe d’eux, ce dernier s’occupe encore du travail à accomplir ! Bref, au moment où les organisations font face, dans leur environnement, à des changements de type deux (c’est-à-dire de changements qui remettent en cause les paradigmes habituels) les managers tentent d’en minimiser les effets sur leur organisation en les transformant en changements de type un (c’est-à-dire de changements de structures qui, au fond, ne permettent pas aux organisations publiques de changer véritablement).

La situation du management, dans le domaine privé, semble moins problématique essentiellement en raison du fait que ce dernier n’a pas le choix ! Il doit revoir ses méthodes même s’il n’y réussit pas toujours. D’ailleurs on n’entend plus parler de ceux qui ont échoués! Le danger qui guette les organisations publiques actuelles, en raison de l’attitude de son management, est justement de rester aveugle aux bouleversements sociaux et ainsi ne pas être en mesure d’affronter les crises. Car aujourd’hui, il ne faut plus chercher à contraindre l’incertitude et à la réduire mais plutôt il faut apprendre à l’intégrer dans le management quotidien en fournissant aux employés les moyens d’en réduire les effets sur leur insécurité. En
core faut-il, pour ce faire, que les managers aient affronté leur propre insécurité résultant du contexte actuel plutôt que de se réfugier derrière les paradigmes traditionnels. »

Denis Failly – « Raymond Vaillancourt, je vous remercie »

Le site de Raymond Vaillancourt

Bio: Détenteur d’une maîtrise en psychologie et d’une maîtrise en administration publique, Raymond Vaillancourt est chargé d’enseignement à l’Ecole Nationale d’Administration Publique. il est l’auteur de nombreux articles sur le changement.  Il est président de Prospect Gestion, fime conseil en gestion stratégique et prospective. il s’intéresse particulièrement a la problématique du changement organisationnel.

 

L’intelligence des risques…

L’intelligence des risques de Sûreté, Sécurité, Management, Environnement :
L’intelligence économique pour prévenir les crises au lieu de les gére

Notes de l’éditeur IFIE

Dans nos sociétés la gestion des risques est devenue un acte de management incontournable, un métier à part entière dans les grandes entreprises et une préoccupation constante des petites et moyennes entreprises dont on connaît le dynamisme mais aussi la fragilité. Dans cet ouvrage, la protection de l’entreprise est analysée, disséquée et expliquée en terme de mission, de contenu et de programmes.Cette approche débouche sur la création de tableaux de bord, de contrôle et de suivi ainsi que sur la mise en place de la mission de protection de l’entreprise. Les auteurs présentent ici le concept d’Intelligence des Risques® et de Risque Sécuritaire Global®, méthode de prévention, de sensibilisation et de gestion des risques.

 

RSS blogs – Un nouvel outil pour le management : La syndication des flux d’informations et des blogs pour l’entreprise

alt=Jean-Claude Morand, M2 Editions, 2005

Quelques mots de l’auteur, Jean-Claude Morand

 

Denis Failly « Jean Claude Morand, pouvez-vous nous dire ce qui a présidé à l’écriture de ce livre ?
Jean Claude Morand La bibliothèque NextModerne, Jean Claude Morand Durant l’été 2004, j’ai été amené à entreprendre une recherche et à développer un pilote en ce qui concerne la syndication de contenus dans le cadre de mon activité de Directeur de l’innovation en marketing pour une entreprise multinationale. Cette recherche s’inscrivait dans la ligne de la gestion partagée des connaissances non seulement à l’intérieur de l’entreprise mais également avec les partenaires que sont les sous-traitants et les clients, principalement les ingénieurs qui planchent sur la conception de nouveaux produits. La communication des résultats de cette recherche appliquée faisait partie de mes attributions. Cela a été, en premier lieu, quelques sessions de formations autour de XML, des meta tags, de la taxonomie, de l’ontologie et bien entendu des concepts du web sémantique appliqué au marketing. Ces sessions ont été appuyées par la production d’un white paper interne. Je disposais donc d’une grande partie du matériel pour vulgariser le concept de l’utilisation de RSS comme un outil de management. Il m’aura donc fallu un bon mois de travail et quelques nuits pour adapter et compléter ce white paper pour qu’il devienne un ouvrage que j’avais initialement l’intention d’utiliser pour mes cours destinés aux chefs de produit francophones de cette multinationale. Cela dit, mon département n’a pas résisté à une réorganisation qui a conduit à la suppression d’environ 3000 postes en Europe et ce livre est donc maintenant un outil de marketing personnel que j’utilise pour m’aider à trouver une nouvelle situation et des mandats de consulting.

Denis FaillySous quel angle parlez-vous des flux RSS et des blogs dans votre ouvrage ?

Je ne suis pas un technicien de l’informatique, même si j’ai une bonne culture en ce domaine. Je parle naturellement de mes préoccupations de manager avec mon vocabulaire de cadre de marketing sans pouvoir éviter quelques expressions anglo-saxonnes. Je reste sur les bases de la théorie de la communication de Shannon qui sont aussi celles du marketing à savoir de faire passer de manière optimum un message d’un point à un autre. Contrairement à beaucoup d’auteurs qui parlent des blogs comme une solution à tous les mots de l’entreprise, je considère que RSS s’applique non seulement aux communications entre les humains mais également entre les machines et les applications informatiques. Je ne suis pas certain que les blogs dans leur forme actuelle puissent perdurer, je crois que les CMS généreront très rapidement des flux RSS et se substitueront alors aux systèmes de blogs professionnels que nous avons en ce début 2006. En revanche les blogs ludiques de type Skyblog ou Bloglines aux USA restent promis à un bel avenir, mais ce n’est pas mon propos. L’avantage de l’XML étant de pouvoir décrire à l’aide de quelques balises (meta tags) le contenu d’un fichier. Alors même si la version RSS 2.0 qui est la plus utilisée aujourd’hui n’en utilise que quelques unes, je crois beaucoup à la mise en œuvre de RDF au cours des années à venir. C’est un vrai départ pour le web sémantique et une porte ouverte sur de très nombreuses applications.

Denis Failly« Quelles sont les perspectives de ces outils Web 2.0 et comment voyez-vous l’avenir en termes d’applications ou de nouveaux usages ?

Toute innovation ne peut avoir une utilité que si elle satisfait un besoin. Tous les managers d’entreprise sont actuellement submergés par un flot de données en provenance de sources très diverses dont l’email. Le développement des blogs et des flux RSS ne fait, pour l’instant, qu’accroître ce volume. Je prédis donc que des solutions novatrices de présentation de ces données doivent être inventées. Plusieurs pistes existent à ce jour. La première en ce qui concerne les représentations graphiques de l’information. Je mentionne quelques exemples dans mon ouvrage. Toujours dans le domaine de l’interface homme-machine, je crois à l’avènement des agrégateurs de news inclus dans des équipements ou des applications qui pourront ainsi utiliser les standards RSS pour échanger de plus en plus d’information. Enfin, la structure de RSS étant très proche du langage AIML, je ne serais pas surpris que des sociétés comme Netsbrain en France proposent des avatars capables de lire et de filtrer des flux RSS en fonction des besoins des destinataires finaux. En ce qui concerne les applications, l’arrivée des solutions proposées dans l’environnement Office de Microsoft concernera la gestion des listes, des événements, de la gestion de projet. Je cite onze domaines d’application dans mon ouvrage qui concerne aussi bien le CRM que la publication des offres d’emplois au moyen de ce standard.

Denis Failly » Je vous remercie »

Le site de l’auteur : http://www.cyberstrat.net/

Bio: Jean-Claude Morand est l’auteur de plusieurs ouvrages couvrant différents aspects du e-Business. C’est un passionné de nouvelles technologies et plus particulièrement de leurs applications concrètes en entreprise. Il est titulaire d’un doctorat en management de l’université de Grenoble. Après de nombreuses année
s passées chez Digital Equipment Europe, il a évangélisé ses collègues de ST Microelectronics en qualité d’e-Marketing Innovation Manager depuis 1999. Ses axes de recherche couvrent non seulement RSS, mais également les applications du « Web sémantique » et d’autres standards XML.