Eric Seulliet – Vision 2007

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« « …une prise de conscience par la classe politique des aspirations nouvelles de nos concitoyens. Davantage d’innovations sociétales et citoyennes… »

 

« De quelle  couleur fut votre 2006 dans votre domaine de compétences ? »
On dit que le violet est la couleur du futur, de la prospective… Donc, pour moi l’année 2006 a été d’un violet intense ! Tout d’abord, elle a vu la gestation et la naissance de l’association « La Fabrique du Futur » (www.lafabriquedufutur.org) que j’ai lancée avec quelques partenaires proches. Il s’agit d’un projet ambitieux constituant un dispositif unique d’innovation ascendante et collaborative. La Fabrique du Futur constitue ainsi un think network pensant globalement mais agissant localement… Il s’agit aussi d’un laboratoire « click and mortar » de détection d’usages émergents débouchant sur des pistes d’innovation de rupture.
2006 a aussi vu l’élaboration de « Fabriquer le futur 2« , la nouvelle édition de notre livre « Fabriquer le futur, l’imaginaire au service de l’innovation » qui était parue en 2005. Comme pour le premier livre, cela nous a conduit à rencontrer une centaine de dirigeants et spécialistes d’innovation. Autant de rencontres passionnantes et riches de collaboration à venir.

 
« Comment voyez vous 2007 , quelle évolutions majeures sont à attendre dans votre  domaine ? »
Pour moi 2007 sera prioritairement marquée, du moins en France, par l’élection présidentielle. Les deux principaux candidats, Sarko et Ségo, promettent des investissements importants en faveur de la recherche et de l’innovation. Donc, quel que soit le vainqueur, c’est a priori positif pour notre domaine !

« Quelles sont  vos espoirs et vos craintes  pour l’année qui vient ? »
Mes espoirs : une prise de conscience par la classe politique des aspirations nouvelles de nos concitoyens. Davantage d’innovations sociétales et citoyennes…
Mes craintes : que ces aspirations nouvelles ne soient pas forcément entendues… !

« Avez-vous des projets ou des perspectives particulières dans votre domaine dont vous souhaiteriez nous dire quelques mots ?»
Mes projets consistent prioritairement à réussir le lancement de la Fabrique du Futur. J’ai aussi un projet de livre sur l’innovation ascendante qui verra le jour en 2007. Nous proposerons aussi dans les tous prochains mois notre étude sur les « créatifs culturels » en France.

 

Bio : Eric Seulliet et le créateur et l’animateur de e-Mergences, une société de conseil en prospective.
Il est co-auteur de La Fabrique du futur 

 

 

Alban Martin – Vision 2007

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« Mon espoir serait de voir éclore de véritable maison de musiques, plutôt que des maisons de disques. …La transformation de la filière musicale en co-créateur d’expériences musicales uniques est la révolution attendue pour 2007 »

 

« De quelle  couleur fut votre 2006 dans votre domaine de compétences ? »
L’année 2006 fut, pour la musique en ligne, une année assez chahutée par le contexte législatif, notamment dans le premier semestre 2006. Par contre, certaines initiatives sont venues colorer le second semestre, telles que les projets de distribution de musique gratuite avec l’alliance Universal-Spiralfrog ou de clips vidéos sur Youtube. Donc je dirais que l’année a été Jaune, par oppoAlban MARTINsition à Orange ou Rouge.

« Comment voyez vous 2007 , quelle évolutions majeures sont à attendre dans votre  domaine ? » 
Pour 2007, j’anticipe l’envol de Myspace avec la vente de musique sur ce site comptant 140 millions d’inscrits et près de 3 millions de groupes. J’anticipe également quelques annonces fortes autour de l’alliance google et youtube, notamment dans le domaine des clips vidéos et de la monétisation de l’audience. Enfin j’imagine un rapprochement encore plus poussé entre les éditeurs de logiciels (apple, microsoft, roxio, real etc…) et les majors musicales: alliances? partenariats? prise de capital croisé? rachat?

« Quelles sont  vos espoirs et vos craintes  pour l’année qui vient ? »
Mon espoir serait de voir éclore de véritable maison de musiques, plutôt que des maisons de disques. Je pense qu’on en prend le chemin, il suffirait d’accélerer le mouvement. La transformation de la filière musicale en co-créateur d’expériences musicales uniques est la révolution attendue pour 2007. Ma crainte serait de voir se tournant encore repoussé, et entravé par des questions juridiques.

 
« Avez-vous des projets ou des perspectives particulières dans votre domaine dont vous souhaiteriez nous dire quelques mots ?»
Mes projets à long terme vont se concentrer sur l’écriture, d’un troisième livre, sur la manière dont les nouvelles technologies peuvent être un allié viable et puissant pour les règles démocratiques…mais chut, c’est un secret, et ce n’est pas avant 2010…

Bio : Alban Martin est diplômé d’HEC et à effectué un séjour aux USA à l’Université du Michigan (deuxième année de MBA) qui lui a permis de rapporter quelques idées innovantes de modèle économique participatif.
A l’issue de ses études il rédige un mémoire consacré aux nouveaux modèles de co-création de valeur intitulé « Internet and the New Technologies : Threat or Opportunity for the Entertainment Industry? » qui lui vaudra le prix de la fondation HEC en 2004.
Ce mémoire donnera lieu à publication chez Publibook sous le titre « The Entertainment Industry is Cracked, Here is the Patch ! ».

Plus récemment Alban Martin est l’auteur de « L’Age de peer, quand le choix du gratuit rapporte gros » 

Serge Perrine – Vision 2007

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« Espoirs que nous adoptions collectivement une politique économique porteuse, que nous libérions les initiatives, que nous sortions de la configuration morose dans laquelle nous sommes tombés depuis quelques années. »

 
 
Serge Perrine« De quelle  couleur fut votre 2006 dans votre domaine de compétences ? »
Plutôt bleue, avec un peu de vert (la couleur de l’ouvrage IE publié cette année). Surtout sous le signe de la sécurité financière et de ses impacts sur la gouvernance des entreprises.

 

« Comment voyez vous 2007 , quelle évolutions majeures sont à attendre dans votre  domaine ? »
 Je vois 2007 sous le signe du changement. Je ne sais pas encore évaluer si ce changement ira dans un sens néfaste pour l’emploi dans les domaines que je connais, mais la période post électorale sera déterminante. Dans le domaine de la sécurité financière, l’étau se desserrera, ce qui n’est pas nécessairement une bonne chose;

« Quelles sont  vos espoirs et vos craintes  pour l’année qui vient ? »
Espoirs que nous adoptions collectivement une politique économique porteuse, que nous libérions les initiatives, que nous sortions de la configuration morose dans laquelle nous sommes tombés depuis quelques années.

« Avez-vous des projets ou des perspectives particulières dans votre domaine dont vous souhaiteriez nous dire quelques mots ?»
J’ai l’intention d’avancer, voire de terminer la mise en forme d’un travail de réflexion que j’ai entamé depuis quelques mois, sur le thème de l’économie de l’information.

 

Bio : Serge  Perrine est Docteur en mathématiques et ancien élève de l’école Polytechnique. Cet ouvrage collectif fait un point sur les nouveaux concepts et pratiques de l’intelligence économique plus de dix ans après la publication du rapport pionnier de Henri Martre et la nouvelle impulsion donnée par le rapport Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale, établi en 2003, à la demande du Premier ministre, par le député Bernard Carayon
Son dernier ouvrage  « Intelligence économique et gouvernance compétitive »

Marc Halevy – Vision 2007

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« les institutions et les grandes entreprises demeureront totalement sourdes aux SOS que lancent les prospectivistes. Elles continueront à cautionner le scénario catastrophe et à sacrifier au moins une génération… »

« De quelle  couleur fut votre 2006 dans votre domaine de compétences ?
Arc-en-ciel … Année très contrastée. Plutôt satisfaisante du point de vue des activités, plutôt inquiétante quant aux évolutions socioéconomiques tant en Europe qu’ailleurs.
2006 s’est complu à me donner malheureusement raison quant à mes prévisions les moins optimistes (cfr. mes ouvrages « L’entreprise réinventée » de 2003 et « L’âge de la connaissance » de 2005).


« Comment voyez vous 2007 , quelle évolutions majeures sont à attendre dans votre  domaine ? »

Mon métier éMarc Halevytant la prospective, je ne m’attends pas à des évolutions majeures : les institutions et les grandes entreprises demeureront totalement sourdes aux SOS que lancent les prospectivistes. Elles continueront à cautionner le scénario catastrophe et à sacrifier au moins une génération. La politique de l’autruche restera la stratégie dominante. Le « panem et circenses » restera la préoccupation majeure des masses.

« Quelles sont  vos espoirs et vos craintes  pour l’année qui vient ? »
L’année 2007 devrait être la première d’une décennie calamiteuse auprès de laquelle la « grande crise de 1929 » paraîtra banale. L’occident sort de son déclin lent pour entrer dans sa rupture radicale. Le modèle socioéconomique moderne (humanisme, capitalisme, mercantilisme, démocratisme, rationalisme, scientisme, progressisme) est arrivé à son terme et s’effondre.
La bulle spéculative américaine sur l’immobilier va bientôt éclater avec pour conséquence une dévaluation de 30% du dollar et la banqueroute d’une bonnes parts des ménages américains. La Chine cessera de financer la dette américaine. L’Europe sera incapable de sortir de ses fantasmes socio-démocrates. Les pénuries fondamentales (talents et compétences, eau, espace, biodiversité et noodiversités, pétrole bon marché, etc …) s’accéléreront.

« Avez-vous des projets ou des perspectives particulières dans votre domaine dont vous souhaiteriez nous dire quelques mots ?»
Mon projet pour 2007 est de consacrer l’été à écrire une suite à mon « Âge de la connaissance ». Elle s’intitulera probablement : « Croissance et décroissance – Vivre autrement ».

 

Bio : Ancien élève d’Ilya Prigogine, Marc Halévy est polytechnicien, ingénieur nucléaire et docteur en sciences appliquées. Président du Groupe Maran (Accompagnement stratégique et managérial) et de l’Institut Noétique Europe (prospective et économie de la connaissance), il enseigne la « théorie des systèmes complexes » à l’Institut des Hautes Études de Belgique (ULB) et dans d’autres institutions. Marc Halévy est également l’auteur de Le grand virage des managers – L’entreprise réinventée (Editions Namuroises, 2003) et plus récemment de L’Age de la Connaissance – Principes et Réflexions sur la révolution noétique au 21ème siècle

Bernard Cova – Vision 2007

«  »… le marketing, en quittant sa position fondamentaliste, devra prendre en compte l’Autre, le consommateur, non en apprenant sur lui mais en apprenant de lui, de son expertise, de ses expériences… »

« De quelle  couleur fut votre 2006 dans votre domaine de compétences ? »
Dans le domaine de la consommation et du marketing, 2006 a pris les couleurs du Customer Made. Le management nous a habituéBernard Cova à sortir régulièrement de nouveaux mots d’ordre qui excitent et passionnent les responsables d’entreprise l’espace d’une saison. Le ‘tube’ managérial de 2006 a fait du consommateur un producteur et ceci pour le plus grand bien de l’entreprise : les consommateurs aujourd’hui seraient la source la plus intéressante d’idées originales de nouveaux produits et de nouvelles publicités et les managers n’auraient qu’à se pencher pour ramasser ces idées et ceci, de plus, gratuitement. Avec de tels arguments, ce nouveau mot d’ordre a une chance de se faire une place au Panthéon des nouvelles panacées managériales. A y bien regarder, cette approche n’est pas dénuée de fondements et colle bien aux dernières évolutions de la consommation, mais la mettre en œuvre n’est pas si simple pour les entreprises et requiert de bien différencier les possibilités offertes par le Consumer Made qui toutes reposent sur l’idée de co-création mais avec des degrés d’implication du consommateur et des périmètres d’action différenciés. A ce titre, l’épisode Diet Coke-Mentos a marqué l’année 2006 : des centaines de vidéastes amateurs ont inondé Internet avec une expérience inédite,  mettre des pastilles de Mentos dans des bouteilles de Diet Coke ce qui provoque instantanément une espèce de geyser pouvant aller jusqu’à 5 mètres de haut. Coca-Cola a réagi vivement aux vidéos présentant différentes versions de cette expérience en en déniant la possibilité, puis a souhaité que ses consommateurs prennent plus de plaisir à boire le Diet Coke qu’à faire ce type d’expériences. Mentos, de son côté, a estimé que cette action virale non programmée équivaudrait à l’impact d’une campagne de publicité de 10 millions de dollars et a capitalisé sur ce phénomène viral en créant le Mentos Geyser Video Contest (http://www.mentosgeysers.com/). Mais, Coca-Cola après avoir expliqué que l’expérience ne correspondait pas à la personnalité de la marque et à la stratégie marketing définie vient de faire volte-face et de signer un accord avec un des meilleurs vidéastes amateurs. Aujourd’hui, les deux entreprises travaillent avec les initiateurs de ces vidéos : ces derniers ont donc imposé leur pouvoir à ces entreprises même si l’une d’entre elles, Coca-Cola, y était très réticente.

« Comment voyez vous 2007, quelle évolutions majeures sont à attendre dans votre  domaine ? »
Je pense que 2007 continuera à être placé sous le signe du Customer Made et que l’on arrivera à préciser ses dimensions et donc les expertises nécessaires pour chacune d’entre elles. On devra distinguer ce qui relève de la contribution et la coopération, c’est-à-dire la co-création de l’offre au travers de l’implication du consommateur dans la définition des produits et des variables du mix marketing, de ce qui relève de la customization et de l’appropriation, c’est-à-dire la co-création de l’expérience au travers de l’implication du consommateur dans la production de son vécu avec l’offre de l’entreprise. De même on devra distinguer entre la co-création faite avec des lead-users souvent regroupés en petites communautés de passionnés et la co-création faite avec la masse des simples consommateurs. Le croisement de ces deux dimensions permettra d’identifier quatre types de stratégie de co-création censés répondre aux enjeux qui tous impliquent une partie de Consumer Made : co-innovation, co-promotion, co-production et co-détermination des besoins. Dans les approches de co-innovation, l’entreprise implique des lead users ou des communautés de passionnés dans le processus de conception de nouveaux produits ou services. Avec la co-promotion, l’entreprise implique, le plus souvent par des concours, un ensemble large de consommateurs pour qu’ils produisent les visuels ou les films des prochaines campagnes publicitaires. Dans la co-production, il ne s’agit plus là, pour le consommateur, de contribuer de manière générale au design ou à la publicité d’un produit ou d’une marque mais de participer à la réalisation de son expérience de consommation. Pour cela l’entreprise développe des moyens lui permettant de customizer son offre notamment au travers de plates formes de self-serving (plus que de simple self-service). Dans les approches de co-détermination, il s’agit pour l’entreprise de favoriser le développement d’identification croisée des besoins entre l’entreprise et les lead users. L’entreprise exprime ce qu’est sa stratégie  et ce que sont ses axes de développement et les consommateurs expriment ce dont ils rêvent ou ce qu’ils aimeraient voir développer.

« Quelles sont  vos espoirs et vos craintes  pour l’année qui vient ? »
J’espère que cela obligera le marketing à une véritable révolution, et j’espère ne pas galvauder ce mot, si souvent utilisé pour des changements insignifiants en marketing. Alors que l’idée de connaissance du consommateur est centrale au marketing, elle n’est souvent comprise par les marketers que dans un sens restreint et manipulateur, selon moi : tout connaître sur le consommateur pour le satisfaire et ainsi le fidéliser. Rarement, l’idée que le consommateur ait des connaissances qui puissent être intéressantes pour l’entreprise est mise en avant. C’est pourtant de cela qu’il s’agit : le marketing, en quittant sa position fondamentaliste, devra prendre en compte l’Autre, le consommateur, non en apprenant sur lui mais en apprenant de lui, de son expertise, de ses expériences… Ma crainte est que l’on tende à vouloir appliquer ces approches à tous les cas (effet de mode) alors que tous les consommateurs ne recherchent pas la participation et même, dans certains cas, la fuient ! On parle ainsi (et déjà !) de “Consumer Fatigue” pour évoquer un ras le bol de certains consommateurs vis-à-vis des sur-sollicitations de co-création.

« Avez-vous des projets ou des perspectives particulières dans votre domaine dont vous souhaiteriez nous dire quelques mots ?»
Après l’ouvrage « Consuming Experiences » qui vient de sortir chez Routledge et qui met en avant le rôle actif du consommateur dans la production de son expérience de consommation et ce dans des domaines très divers (cuisine, sport, musique…), je prépare pour 2007 un ouvrage à paraître chez Butterworth-Heinemann intitulé « Consumer Tribes » qui fera le point sur la tendance croissante des communautés de consommateurs à devenir de vrais acteurs économiques au même titre que les entreprises et donc des concurrents pour ces entreprises. C’est ainsi le cas de la communauté des passionnés regroupés autour de Firefox
Mozilla qui est un projet dit d’open source auquel ont contribué plus de 1000 lead users dans la définition de ses codes et qui a vu 10 000 volontaires participer à son marketing (voir le site Spread Firefox). Certains de ces volontaires se sont même cotisés pour acheter une page de publicité pour Firefox dans le New York Times.

 

Bio :  Bernard Cova est Directeur du Laboratoire Savoir Sud et Professeur ESCP-EAP, il enseigne ou a enseigné aussi à l’universite L.Bocconi de Milan, l’EAP Paris… les thèmes de ses écrits et Recherches gravitent notamment autour de l’Ethnosociologie de la consommation, les Comportements collectifs (communautés, tribus) la Régression et la quête d’authenticité, la Pensée méridienne appliquée au management.

Bernard Cova est l’auteur du livre « Innover en Marketing, 15 tendances en mouvement »

 

Oleg Curbatov – Vision 2007

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« je vais prendre une métaphore de « Matrix » : deux parties « Matrix basique 1» et « Matrix reloading et revolution 2», et c’est tout ! Le web 2.0 doit être à la fois « reloading et revolution. »;.. »

« De quelle couleur fut votre 2006 dans votre domaine de compétences ? »
De couleur « mauve » qui m’a donné une certaine créativité, sincérité et continuité pour développer le  Marketing ». LOleg Curbatova couleur qui se marie bien avec d’autres couleurs et approches comme l’ingénierie organisationnelle et le knowledge management, le marketing de procuration et le customer empowerment, etc. ; cette diversité multi-colorante des approches m’a amené à voir tout dans l’unité complexe des compétences émergentes.
Des rencontres intéressantes et collaboratives, des amitiés et des amours qui m’ont croisé au moment où je ne m’y attendais pas et qui ont débouché sur des projets passionnants et des publications ayant davantage de maturité et de réflexion, notamment chez Nextmodernity. Le nouveau programme d’enseignement du Knowledge Marketing dans les universités et au sein des entreprises et des institutions publiques.

« Comment voyez – vous 2007 , quelle évolutions majeures sont à attendre dans votre domaine ? »
« Tout d’abord le « Knowledge Marketing 2.0 » qui soutiendra le modèle socio-économique du web 2.0 dans une perspective « intelligence DU client ». Nous en avons parlé dans une première approche dans a perspective d’intégrer les connaissances, les compétences des clients dans les activités et la chaîne de valeur d’entreprises. Maintenant nous nous immergeons dans une phase supérieure sans négliger la participation du consommateur, lui permettant de créer des expériences intelligibles et d’apprendre en utilisant des compétences extérieures, de devenir un vrai expert, d’accepter les contradictions, de conquérir l’« inconnu », de détourner le « connu » en « nouveau », de le partager et de réagir au sein des communautés, d’élaborer les scénarios et de les mettre en pertinence dans leur blogs, dans les propositions d’offres par les entreprises, de se battre contre des illusions souvent imposées par certains acteurs économiques et politiques, etc. »

 « Quelles sont  vos espoirs et vos craintes pour l’année qui vient ? »
« Mon espoir est de pouvoir défendre l’économie et l’Etat Français fondés sur la connaissance et l’intelligence des acteurs économiques et politiques. La crainte est toujours liée à la multiplication extrême et inutile des approches socio-économiques. C’était le cas avec le marketing (jusqu’au 200 approches) et puis le regroupement sous 15 tendances majeures par Louyot-Gallicher et Cova en 2006 (voir le schéma). Aujourd’hui il a y déjà pas mal de polémiques vis-à-vis du web 2.0, comme 3.0…etc !  Je vais prendre une métaphore de « Matrix » : deux parties « Matrix basique 1» et « Matrix reloading et revolution 2», et c’est tout ! Le web 2.0 doit être à la fois « reloading et revolution », c’est à dire assurer l’appropriation des acquis et assurer leur continuité, c’est la même chose pour le Knowledge Marketing ! Je pense que l’intelligence des acteurs va rétro-agir ici sur la perspective l’intelligence elle même, c’est-à-dire qu’il va falloir choisir l’essentiel pour pouvoir progresser dans le bon sens, et cela est mon espoir pour 2007 ! « 

« Avez-vous des projets ou des perspectives particulières dans votre domaine dont vous souhaiteriez nous dire quelques mots ?»
« Oui, le projet de « Customer Empowerment » et de « Knowledge Marketing » qui est mené actuellement au sein de R&D EDF suite à l’étude Delphi « Perspective du Marketing relationnel à l’horizon de 2015 » et qui doit être achevé bientôt. Je félicite les collègues d’EDF et ses partenaires autour de ce projet pour ce développement ! Puis, un projet tutoré sur la méthode opérationnelle du « Knowledge Marketing » en 2007 avec les étudiants de TC de l’IUT de Saint-Denis qui permettra de valoriser les acquis et d’élargir la perspective 2.0 ! »

 

Bio : Oleg Curbatov est enseignant chercheur en Marketing à l’Université Paris 13, il est l’auteur d’une thèse sur le Knowledge Marketing

François Laurent – Vision 2007

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« …que demain, les consommateurs retrouvent – mutatis mutandis – les produits de leurs souhaits dans les rayons des grandes surfaces avec un petit sigle pour souligné qu’ils ont participé à leur élaboration. »

« De quelle couleur fut votre 2006 dans votre domaine de compétences ? »
« Mon problème, pour vous répondre avec justesse, c’est que je suis… daltonien ! Je m’en suis même ouvert sur mon blog, et ça m’a permis de me faire des tas de copains de galère : normal, 10% des hommes sont daltoniens. Pas vous ? Etrange…
Sinon, je dirais que l’année a été plutôt chamarrée… pour ne pas dire bousculée ! Mais peut-être l’expérience qui m’a le plus marqué, c’est la découverte d’un groupe américain : Clap Your Hands Say Yeah. François LaurentUn peu comme leurs lointains cousins des Artic Monkeys, ils se sont hissé au sommet des hit parades simplement parce que les internautes ont aimé leur musique et l’on promu de blog en blog.
Et en plus, leur musique possède une fraîcheur qui manque aux britanniques !
Clap Your Hands Say Yeah, ou les Artic Monkeys, c’est l’émergence d’un No Marketing que les businessmen américains prennent très au sérieux – enfin certains ! C’est surtout l’idée que non seulement les citoyens ont repris le pouvoir et que certains marketers se découvrent soudain débordés et impuissants.
La musique, mon domaine de compétence ? Bien sûr : des centaines de disques à la maison, vinyles et CD, des premiers Soft Machine au premier opus des Raconteurs. Pour moi, vivre le marketing, ce n’est pas simplement réfléchir sur des séries de chiffres, c’est aussi se comporter comme un simple citoyen… comme un autre. »

« Comment voyez-vous 2007, quelle évolutions majeures sont à attendre dans votre  domaine  ?« 
2007 sera en France une année politique majeure… alors on verra fleurir du buzz politique, du commentaire politique sur le Web, et les cartes de la blogosphères seront politiques. Pendant ce temps, des gens comme vous et moi prendront des initiatives, que bien évidemment les commentateurs avisés – marketers, businessmen et autres journalistes – ne verront pas vraiment, faute de regarder dans la bonne direction. Ce que seront ces initiatives ? Je n’en sais rien, mais ça va fourmiller de partout… comme en 2006, d’ailleurs. Le commerce va se réveiller avec des milliers de français moyens en train de vendre et acheter – dans cet ordre là précisément – sur eBay ou ailleurs ; et les majors avec des artistes qui renonceront à enregistrer des CD pour se consacrer uniquement à la scène…
Ça, encore, on s’y attend, les signaux faibles ont été repérés ; pour les reste, il conviendra de scruter l’horizon avec la plus grande prudence : nous voici à l’aube d’une – de plusieurs – année formidable. »

« Quelles sont vos espoirs et vos craintes pour l’année qui vient ? »
« Mes espoirs, c’est qu’émergent une multitude de projets les plus incroyables… et que cela fonctionne.
Mes craintes, c’est que les papys fassent de la résistance ; que plutôt de s’adapter à un monde en mutation, les businessmen se contentent d’un lobbying de bas étage pour entraver les citoyens.
Et comme 2007 est une année électorale majeure en France, on peut espérer le meilleur comme craindre le pire… mais heureusement, le reste de la planète ne se sent que très peu concerné par la scène politique française. »

« Avez-vous des projets ou des perspectives particulières dans votre domaine dont vous souhaiteriez nous dire quelques mots ? »
« J’ai une multitude de projets… je ne souhaite pas passer à côté des mutations en cours.
Mais il y en a un qui me tient particulièrement à cœur : il s’agit de WeAreTheMarket, un site de consommateurs citoyens que j’ai créé avec deux copains. Pas un grand truc, non : juste un petit site où les gens peuvent venir discuter des produits qu’ils souhaiteraient voir apparaître dans les linéaires… et où les marques pourront les rejoindre, venir discuter avec eux.
En fait, on souhaite simplement recréer la place du village d’hier où l’on apostrophait le cordonnier pour lui dire que le cuir de ses chaussures n’était pas de bonne qualité, et le pâtissier pour lui demander un gâteau avec plus de fruits pour les fêtes à venir.
Ce gâteau, on le retrouvait ensuite avec plaisir dans la devanture de l’artisan : ce que je souhaiterais, c’est que demain, les consommateurs retrouvent – mutatis mutandis – les produits de leurs souhaits dans les rayons des grandes surfaces avec un petit sigle pour souligné qu’ils ont participé à leur élaboration. »

 

Bio : François Laurent est Vice Président de l’ADETEM, Membre du Conseil Scientifique de l’Irep, président de la commission études de l’UDA.  et l’auteur notamment de « La grande mutation des marques high tech »

 

Richard Collin – Vision 2007

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« Je répéte à l’envie que l’économie de la connaissance, de l’innovation et la société en réseau qui se construit c’est d’abord la société de la confiance, de la transparence, de la reconnaissance et du discernement. Dans une perspective mondiale »

 
 
« De quelle  couleur fut votre 2006 dans votre domaine de compétences ? »
2006 est sans doute le point d’inflexion reconnu mais ni encore complétement compris ni précisément évalué du passage d’une économie de la stricte transaction marchande à une économie de la connaissance et de l’immatériel caractérisée par le partage et la co-création de valeur. Y a t il une couleur pour ça ? Disons que pour reprendre la référence aux cigales de Bernard Maris dans son Tome 2 de l’Anti Manuel d’Economie, je dirai le bleu lavande….

 

 « Comment voyez vous 2007 , quelle évolutions majeures sont à attendre dans votre  domaine ? »
Les enjeux de l’efficacité collective et de la transformation des organisations pour mobiliser, respecter et reconnaître talents et compétences; le défi non pas de l’économie numérique mais celui de mettre du nuRichard Collinmérique dans l’économie; les évolutions en cours pour inventer des modéles d’affaires et des nouvelles évaluations de la création de valeur dans une économie de l’innovation et en réseau. Autant de questions auxquelles il faut apporter des réponses pertinentes et immédiates. Ceci exige d’incarner son expertise et ses connaissance autant qu’inventer de nouveaux métiers. Pour une demande qui se développe considérablement.

« Quelles sont  vos espoirs et vos craintes  pour l’année qui vient ? »
Je répéte à l’envie que l’économie de la connaissance, de l’innovation et la société en réseau qui se construit c’est d’abord la société de la confiance, de la transparence, de la reconnaissance et du discernement. Dans une perspective mondiale, c’est un espoir; à la lumiére de nos querelles gauloises c’est une crainte…mais comme toujours au pessimisme de l’intelligence opposons l’optimisme de la volonté….

« Avez-vous des projets ou des perspectives particulières dans votre domaine dont vous souhaiteriez nous dire quelques mots ?»
Pour accompagner et participer à la peu évidente mise en place de la convergence entre les interets collectifs et individuels, 2007 est pour moi l’occasion de travailler sur quatre projets:
– de la recherche-action dans le cadre de ma chaire « Efficacité collective, Travail collaboratif et en réseau, Organisations Innovantes » et de son Institut pour l’économie de la connaissance et de l’immatériel au sein de Grenoble Ecole de Management. Avec en tête la réflexion sur les « dispositifs » de création de valeur et la mesure de cette valeur
– de l’accompagnement stratégique et opérationnel des entreprises et institutions dans le cadre de l’activité de conseil d’ICCE qui est appelé à se développer et évoluer
– de la publication avec notamment le Tome 2 « Manager autrement » du Petit Précis d’Efficacité Collective à paraître en Aout 2007
– de la formation-action avec le lancement et la mise en place de l’Académie de l’Efficacité collective et du travail collaboratif avec Demos

Bio: Richard Collin est Fondateur et dirigeant de ICCE (Intelligence Collective, Coopération et Efficacité – International Centre for Collective Efficiency www.icce-link.com), Vice Président de l’Association Française des utilisateurs du Net et du e-business (AFNeT, www.afnet.fr), Fondateur et animateur des Rencontres Innovation, Compétitivité et Connaissances (www.rencontres-icc.com), Visiting Professor à Grenoble Ecole de Management (www.grenoble-em.com ) titulaire de la Chaire « Efficacité collective, Travail collaboratif et en réseau, Organisations innovantes » et responsable de EIKE ‘European Institute for the Knowledge Economy », Richard COLLIN, pionnier et praticien du travail collaboratif et des organisations en réseau, est un expert et consultant international reconnu qui accompagne, conseille, coache et forme les entreprises, les institutions, les territoires et les hommes dans leur évolution et leur transformation compétitive vers la société en réseau et l’économie de la connaissance.

Richerd Collin à également piloter la réalisation du « Petit précis d’efficacité collective »

Henri Kaufman – Vision 2007

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« Ce qui me frappe, c’est le succès des systèmes de marketing qui changent radicalement les modèles traditionnels plutôt que de rajouter une couche Web sur un mille feuille très sédimenté, uniquement pour faire moderne ! ». »

« De quelle  couleur fut votre 2006 dans votre domaine de compétences ? »
J’ai du mal à imaginer une couleur à cause de la vitesse extrême de l’évolution des techniques et des applications. J’ai plutôt l’impreshenri kaufmansion d’un fondu enchaîné, d’une photo filée comme disent les photographes. On à peine le temps de se poser ou de tourner la tête que des nouveautés apparaissent. À cet égard, le concept de « fiche d’identité numérique » qui remplace (ou complète) la fiche d’identité « analogique » est significative. Cette fiche a été diffusée par Fred Cavazza sur une bonne idée initiale de Raphaêl (U. lik). On identifie la personne en fonction de son comportement sur le net plutôt que par son comportement de consommateur ou par ses coordonnées géographiques. Le « qui se ressemble s’assemble » n’est plus d’actualité. L’apparition du pouvoir des communautés est impressionnant. Tout le monde peut désormais communiquer avec tout le monde et… changer le monde en quelques mois, comme l’ont fait les deux compères de YouTube (et que l’antérieur DailyMotion n’a pas su faire aussi vite)
 
 
« Comment voyez vous 2007 , quelle évolutions majeures sont à attendre dans votre  domaine ? »
Les business models changent en privilégiant le client, le consommateur, l’autre. Ce n’est pas par hasard si la une de Time Magazine sur l’homme de l’anné a choisi « YOU ». Ce qui me frappe, c’est le succès des systèmes de marketing qui changent radicalement les modèles traditionnels plutôt que de rajouter une couche Web sur un mille feuille très sédimenté, uniquement pour faire moderne ! Il est temps que les marques, et leurs dirigeants prennent pleinement conscience de la révolution que nous vivons sur la toile. Ne pas être connecté aujourd’hui, c’est presque aussi douloureux que ne plus avoir l’éléctricité !
 
 
« Quelles sont  vos espoirs et vos craintes  pour l’année qui vient ? »

Rester dans le coup, dans le peloton de tête. Un mois de vacances et on est largué ! La solidarité sur la blogosphère est très utile pour partager et améliorer ses connaissances, ses relations, et élargir ses centres d’intérêt. Bien sûr, la courbe exponentielle du développement Internet va se tasser et les journalistes crieront encore à l’éclatement de la bulle…, ce qui risque peut-être de la faire éclater une deuxième fois.
 
 

« Avez-vous des projets ou des perspectives particulières dans votre domaine dont vous souhaiteriez nous dire quelques mots ?»
Je travaille actuellement avec des partenaires sur l’utilisation couplée des puces RFID (identification sans contact) et des téléphones mobiles. Il y a là un potentiel considérable dans le domaine du retail et de la fidélisation.
La réflexion sur les communautés, les réseaux, la communication P2P en dehors des marques me semble aussi constituer un vaste champ d’investigations intéressantes.
 
 
Bio: Henri Kaufman est un scientifique qui est devenu publicitaire – Ecole Centrale puis Ecole des Pétroles – Doctorat en Mathématiques Appliquées à l’Économie – Directeur Informatique puis Editeur aux Editions Rombaldi- Président-fondateur de l’Agence de Marketing Relationnel Communider en 1987, dans le groupe Havas – Vice Président du Cercle du Marketing Direct – Auteur de plusieurs livres dont le Lissage exponentiel (méthodes de Prévision à court terme), « Confidences en Direct », « Sciences et Communication font elles bon ménage », « Un an de Pub » et le « Marketing de l’Ego »
 
 

Eunika Mercier Laurent – Vision 2007

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« Mon rêve : appliquer ma démarche holistique de « Global Knowledge Innovation » à l’economie française ». »

« De quelle  couleur fut votre 2006 dans votre domaine de compétences ? »

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 en France,

au niveau mondial (plus de fruits)

 

« Comment voyez vous 2007 , quelles évolutions majeures sont à attendre dans votre  domaine (métier, expertise, marché…) ? »
Evolutions ? J’espere que l’importance du metier d’architecte de flux de connaissance sera enfin compris et reconnu.
J’espere le marché français plus receptif. Malgré les apparences, « le marché » doit comprendre que l’innovation a besoin d’une vision et d’une stratégie, globale de preference. Il ne suffit pas d’innover que technologiquement pour redevenir une nation forte et riche.

« Quelles sont  vos espoirs et vos craintes  pour l’année qui vient ? »
J’espere un eveil de conscience en ce qui concerne notre économie : passer de « faster, cheaper… » à la génération de valeurs à partir de nos richesses et dans une logique 3D. J’espere que le travail sera valorisé et que  notre patrimoine intellectuel sera enfin connu, apprecié à sa juste valeur et utilisé pour créer des valeurs localement et globalement. J’espere que nos dirigeants vont comprendre que les entreprises et plus particulierement les PME et les entrepreneurs ne sont pas de vaches à lait, surtout quand ce lait est gaspillé et que l’entreprenariat doit être encouragé et valorisé. J’espere que nos média seront enfin utilisés pour  augmenter le niveau intellectuel plutôt que l’abaisser et à reapprendre le respect. J’espere que l’education sera adaptée au monde global et dynamique. Sinon, les 30 ans de vache maigre vont continuer.

« Avez-vous des projets ou des perspectives particulières dans votre domaine dont vous souhaiteriez nous dire quelques mots ?»
Mon rêve : appliquer ma démarche holistique de « Global Knowledge Innovation » à l’economie française.

Bio : Eunika Mercier Laurent (EML) dirige une entreprise de formation et de conseil dédiée à l’organisation et de la gestion des connaissances elle est co – auteur de Knowledge Economics , Tome 1 : Principles & Standards, Tome 2 : Practices, Tome 3 : Policy, Governance & Measurement (voir podcast autour du livre)